• Accueil
  • Ghana+
  • Accra direct
  • A propos de l’auteur
ghana.mondoblog.org
27. juin
2013
Ghana+
1

Ghana : Polémiquement, à vos poches, paye de caution d’entrée en Angleterre !

Un avion du British Airways
Un avion du British Airways

Aller en Angleterre pour un séjour ne sera plus une partie de plaisir pour des ghanéens. Il faudra désormais disposer d’une fortune.  

En effet, les autorités britanniques ont proposé un projet de loi qui stipule quel’entrée des ghanéens sur leur territoire sera soumise au  payement d’une caution de £ 3,000 en espèces soit une somme d’environ 2.300.000F Cfa. Cette fortune sera reversée au dépositaire lors de son départ mais s’il dépasse le délai légal de son séjour entendez « overstaying », il n’aura plus droit à son avoir.

Pour le ministre britannique de l’intérieur, Mme Theresa May, qui a présenté ce projet de loi pilote, l’initiative vise à contraindre les visiteurs ghanéens à ne pas excéder la durée du séjour « overstaying », qui leur a été accordée lors de l’obtention de leur visa.

La mesure a suscité des réactions diverses auprès des ghanéens qui ne comprennent pas le mobile de cette initiative sur l’immigration dans leur ancien métropole. La polémique a même fait échos au parlement et certains députés n’ont pas hésité à exhorter le gouvernement d’appliquer la réciprocité pour les citoyens britanniques qui aimeraient se rendre au Ghana.

En essayant de lever les zones d’ombres qui entourent cette initiative, l’ambassadeur Peter Jones, le Haut Commissaire du Royaume-Uni à Accra a déclaré que la paye obligataire de £ 3.000 exigée aux visiteurs des pays étiquetés comme des pays à haut risque est un projet de loi politique qui n’est pas encore mis en vigueur. Le diplomate britannique précisera que même si ce projet de loi pilote entre en pratique, il ne s’appliquera qu’à un petit nombre de visiteurs dans son pays.

Du coté des autorités ghanéennes, Murtala Mohammed, le vice-ministre de  l’Information a déclaré qu’en l’absence de toute notification officielle, il est inapproprié d’émettre une réponse ou de demander des éclaircissements à l’ambassade britannique. Il a par la suite l’annonce du projet de loi britannique sur l’immigration comme une rumeur.

Rappelons que ce projet de loi pilote qui sera à sa phase d’essaie va entrer en vigueur à partir du mois de novembre prochain. Outre le Ghana, cinq autres pays étiquetés de pays «à haut risque» à savoir le Nigeria, l’Inde, le Pakistan, le Sri Lanka et le Bangladesh tombent sous le coup de cette loi. . La deuxième étape de cette loi pilote s’appliquera plus tard aux demandeurs de permis de travail et de visas d’étudiant. Si l’essai s’avère concluant, selon les autorités anglaises, il sera étendue aux autres pays du monde.

En somme si cette loi, mieux ce projet de loi fait des vagues au Ghana, il laisse croire à certaines personnes l’idée une fermeture graduelle des frontières britanniques. Il est à noter que le projet britannique est boudé au Nigeria et en Inde. La mise en œuvre de cette loi qui exempte les citoyens de l’Union Européenne risque de créer à l’avenir des dissensions au sein de la Communauté Commonwealth.

Lire la suite
16. juin
2013
Ghana+
3

Togo : Des clivages ethniques nord-sud s’écroulent à un enterrement

 

Danse avec le cortège funèbre ( photo Carlos)
Danse avec le cortège funèbre ( photo Carlos)

Si le rapprochement culturel et ethnique entre les Ewe, peuple majoritaire au sud Togo et les Kabye, la communauté majoritaire au nord du pays se précisent au fil des ans, un récent évènement a propulsé le brassage culturel entre ces deux peuples.

En effet les cérémonies funéraires de dame Véronique à Afagnan, une localité au sud du Togo, la semaine dernière ont donné lieu à une rencontre conviviale et au-delà un brassage culturel entre des Éwé et des Kabye, qui se sont retrouvés pour la circonstance en vue de rendre des derniers hommages à la défunte.

Pour les obsèques qui se sont déroulées en pays Ewe, l’assistance qui était venue de divers horizons s’attendait à la suivie des rites funéraires conforme aux normes sudistes mais c’était sans compter avec la délégation qui a accompagné le mari d’une de filles de la défunte depuis le grand nord Togo.

Débarqués à la veille au lieu des obsèques aux sons des tam-tams, des castagnettes et des chansons de circonstances, la délégation des Kabye a vite fait d’attirer l’attention des autres participants à la cérémonie. Le son de la musique moderne qui laissait tout le monde réfléchir sur le sens du parcours terrestre, a vite fait de céder la place à l’ambiance de la musique et de la ferveur traditionnelle importées du nord vers le sud.

Au jour-j, c’est-à-dire le jour de l’inhumation, peu après l’exposition du corps, la présentation de la biographie de la défunte et l’itinéraire à suivre par le cortège funèbre pour aller au cimetière, la délégation du nord a demandé à prendre la relève du reste de la cérémonie en fin d’aider à enterrer leur belle-mère. Quoique la requête ait suscitée quelques hésitations chez la famille éplorée, le feu vert leur a été donné.

C’est ainsi que les porteurs Ewe du cercueil ont passé la relève à leurs homologues Kabye qui ont ensuite chargé deux de leurs braves hommes pour porter la dépouille mortelle. Inspirée par quelle force on ne sait, ces deux hommes porteurs du cercueil ont, durant tout le long du trajet, effectué des pas de danse spectaculaire avec des femmes qui embaumaient le cercueil de parfum, de poudre et des feuilles d’arbres et le tout au son des tambours traditionnels.

Cet évènement inédit propre aux coutumes funéraires du nord mais qui s’est soldé déroulé dans une localité du sud Togo a été un objet de curiosité qui a mobilisé les villageois. Petit à petit, le cortège s’est grossit en monde et la foule à commencer par fraterniser en reprenant les chansons qu’entonnait le chef de chœur et les pas de danse qu’il exécutait.

Cette ambiance festive qui a continué au cimetière et jusqu’à la mise en terre du corps a permis de rapprocher le point de vue de l’assistance venue de divers horizons pour assister aux obsèques.

En somme, si ces cérémonies funéraires ont d’une part permis de rendre hommage à une personne qui n’est plus, elles ont contribué d’autre part à forcer le brassage culturel nord sud dans un environnement politique nord-sud toujours marqué par des divisions qui fragilisent le devenir d’une petite nation dont les citoyens sont pourtant condamnés à vivre ensemble.

Lire la suite
05. juin
2013
Accra direct
0

Ghana : Des prêtresses brandissent leur nudité en guise de protestation

Une prêtresses divine
Une prêtresses divine

A l’image des femmes aperçues récemment presque nues dans les rues de Lomé, la capitale togolaise, certaines femmes à Accra, la capitale ghanéenne ont réédité cet exploit.

En effet des dizaines de femmes qui se font appeler « des prêtresses divines » ont manifesté nues, les seins couverts, le 1er juin dernier au Commissariat de Police d’Osu, un quartier d’Accra, pour protester contre l’occupation d’une portion de terre qui appartiendrait au trône royal La.

En s’exprimant sur le motif de leur nudité qu’elles menacent de faire découvrir à tout moment à leurs adversaires, une prêtresse a déclaré : « nous sommes ici à cause de nos chefs, à cause de nos membres car hier nous avions appris que certains des nôtres ont été arrêtés par la Police ». A la question de savoir si elles ne troublent pas l’ordre public comme le prétend la police, elles ont soutenu que « nous ne troublons pas la paix ici [Commissariat], nous ne croyons pas à cette thèse. Quand de telles choses arrivent, nous nous mettons nues pour invoquer notre dieu ».

Elles ont profité de cette démonstration pour exiger la libération de certains de leurs collègues mis sous les verrous. La controverse est née lorsque des artisans ont commencé à se servir des lieux pour leurs activités économiques. Informés, les habitants d’Osu ont engagé des gardiens pour surveiller les terres contre les acquéreurs.

Un peu plus tôt, la Police d’Osu avait procédé à l’arrestation de 40 personnes soupçonnées d’être les auteurs d’une fusillade dans le milieu.

Les manifestantes, pour la plupart vêtues de pagnes noués à la poitrine pour couvrir leurs seins, ont exprimé leur mélancolie aux policiers et aux passants qui voulaient les entendre. Dans leurs élans, elles ont été retenues par la police pour ne pas perturber la quiétude d’autres travailleurs qui occupent la portion litigieuse.

Au vu de l’agissement de ces femmes qui considèrent leur nudité comme une arme fatale pour obtenir ce qu’elles réclament, une approche s’impose pour reformer cette pratique qui tend à se répandre. Pour accroître la considération de la femme chez l’homme et le respect de ses droits et devoirs, il y a urgence que le combat « des combattantes nues » soit engagé sur d’autres fronts afin de faire plier leurs adversaires.

Au demeurant, c’est l’image de la femme qui est avilie. Montrer ses seins ou sa nudité pour protester contre un abus peut avoir une influence sur autrui, mais en fin de compte c’est un groupe donné qui en tire profit au détriment de la masse.

Lire la suite
Article : Ghana :  Les premières dames africaines élisent Lordina Mahama vice-présidente de l’OPDAS
Ghana+
2
28 mai 2013

Ghana : Les premières dames africaines élisent Lordina Mahama vice-présidente de l’OPDAS

Lordina Mahama, la première dame du Ghana, photo Présidence ghanéenne
Lordina Mahama, la première dame du Ghana (photo Présidence ghanéenne)

Madame Lordina Mahama, la première dame du Ghana, a été élue par ses consœurs premières dames africaines comme la première vice-présidente de l’Organisation des Premières Dames d’Afrique de lutte contre le Sida (OPDAS).

Cette élection est intervenue au terme de la 12e session extraordinaire de OPDAS qui s’est tenue du 23 au 26 mai à Addis-Abeba en Ethiopie. La rencontre a eu lieu en marge du sommet de l’Union Africaine.

Selon le Bureau de la Communication de la Présidence ghanéenne qui a rendue publique cette information, la mission assignée à Lordina Mahama  sera de travailler en collaboration avec la Commission de la lutte contre le Sida au Ghana et de prêter main forte à l’ONUSIDA afin de réduire la transmission du virus de la mère à l’enfant. En plus de cette tâche, elle aidera les ambassadeurs du VIH de la Commission dans leur travail contre la discrimination et l’éducation du public sur le VIH et le Sida.

L’Organisation des Premières Dames d’Afrique contre le VIH/SIDA est une coalition des 40 épouses de Chefs d’Etat qui ont joint leur force pour agir comme la voix des sans-voix dans la lutte contre le VIH/SIDA. Les Premières dames se sont engagées à user de leurs capacités pour améliorer la vie des familles vulnérables par le biais du plaidoyer, de la mobilisation des ressources tant humaines que financières.

Sitôt après son élection, la première dame ghanéenne a annoncé qu’elle va travailler pour améliorer la santé, la vie des orphelins, des femmes et des jeunes en leur fournissant des compétences professionnelles et d’autres possibilités pour améliorer leurs opportunités d’emplois.

De par sa vocation, l’OPDAS vise non seulement à mobiliser des ressources pour le développement, la recherche des stratégies et des actions pour combattre le HIV/SIDA au niveau national, régional et international mais aussi elle s’évertue à  réduire la stigmatisation et la discrimination des personnes infectées et affectées par le virus du Sida.

L’Organisation des Premières Dames d’Afrique contre le VIH/SIDA est une coalition des 40 épouses de Chefs d’Etat qui ont joint leur force pour agir comme la voix des sans-voix dans la lutte contre le VIH/SIDA. Les premières dames se sont engagées à user de leurs capacités pour améliorer la vie des familles vulnérables par le biais du plaidoyer, de la mobilisation des ressources tant humaines que financières.

Lire la suite
Article : Ghana : Le Président Mahama rend hommage à Chinua Achebe
Accra direct
0
25 mai 2013

Ghana : Le Président Mahama rend hommage à Chinua Achebe

Les Présidents Goodluck Jonathan et John Mahama
Les Présidents Goodluck Jonathan et John Mahama

A l’occasion des obsèques cette semaine du très populaire écrivain nigérian Chinua Achebe, le Président ghanéen John Mahama a rendu  ses hommages à l’homme qu’il a décrit comme son  ‘‘parrain littéraire’’.

L’écrivain Mahama a décrit le géant littéraire Achebe comme une icône de la littérature africaine qui a façonné ses années scolaires avec sa magnifique écriture. En particulier avec l’épopée « Things fall apart », entendez « Le monde s’effondre ». Pour Mahama, la vie d’Achebe a été une grande source d’inspiration pour les Africains. Il a révélé comment Achebe a gracieusement accepté de relire son premier roman « My First Coup d’Etat » et écrit une citation pour lui. Avec regret, le Président ghanéen dira que « c’est mon plus grand regret d’avoir fait la connaissance personnelle d’un si grand homme seulement au coucher du soleil de sa vie ».

Le cercueil de Chinua Achebe
Le cercueil de Chinua Achebe

De ses souvenirs de l’école primaire, le Président Mahama a écrit dans un article qu’il a publié que quand il a découvert l’œuvre d’Achebe dans les années 1970, il semblait n’y avoir aucune distinction entre la politique et les arts en Afrique. Il ajoutera que la musique de Fela Kuti en passant par James Brown, était remplie de fierté raciale et de contestation politique.

En s’attardant sur le roman « Le monde s’effondre » qui a rendu Chinua Achebe populaire, Mahama a laissé entendre qu’il lui a offert un cadre plus large pour les différentes crises qui ont eu lieu sur le continent. A cet effet, il dira que « la lecture de ce livre était comme un rite de passage. Les livres que j’avais lu auparavant étaient peuplés d’étrangers dont la vie et les préoccupations, si fascinante, ne ressemblait en rien à la mienne. J’ai découvert l’histoire d’Okonkwo qui cadrait bien parce qu’il faisait ressortir une culture familière ».

Après la lecture des œuvres de Chinua Achebe, Mahama a déclaré avoir lu certains écrivains africains tels que Wole Soyinka, Ngugi wa Thiong’o et d’autres de son pays à savoir  Ayi Kwei Armah, Ama Ata Aidoo, et Kofi Awoonor.

La somme de ces lectures a changé la vie de notre interlocuteur en lui faisant considérer et la valeur des africains et la valeur de leurs patrimoines culturels. Ces facteurs, avouera-t-il, ont ouvert  « la voie à beaucoup d’entre nous pour emprunter le chemin sur lequel nous cheminons aujourd’hui ».

De cette considération et par rapport à son engagement politique, Mahama a révélé être « entré en politique parce que je voulais être une partie de l’évolution de ce système. Une des choses que j’ai apprises à partir de l’œuvre d’Achebe est que ‘‘le système’’ n’est rien de plus qu’une collection de personnes, leurs valeurs et leurs comportements. Nous faisons tous partie d’un système, et tous les systèmes sont sujets à un changement ».

Chinua Achebe
Chinua Achebe

Des dernières initiatives de Chinua Achebe, le numéro un ghanéen a confessé que le disparu a eu une influence sur le paysage politique de l’Afrique il y a trois ans. Il a rappelé que son parrain littéraire a commencé à organiser un colloque annuel à l’Université Brown, lieu où il était un professeur. Grace à cette initiative, il avait a réuni les dirigeants, les chercheurs et les artistes pour discuter du « renforcement de la démocratie et de la paix sur le continent africain. »

Avant l’inhumation de Chinua Achebe le jeudi 23 mai dans son village natal d’Ogidi, dans l’Etat d’Anambra au Nigeria, le Président Mahama en route pour le cinquantenaire de l’Union Africaine en Éthiopie a fait une escale au Nigeria pour rendre de vive voix ses hommages au regretté disparu. Était présent aux cérémonies, de hautes personnalités nigérianes dont le Président Goodluck Jonathan.

Enfin, dans son discours de circonstance, le président Goodluck Jonathan du Nigeria a annoncé que le Président John Mahama du Ghana et lui-même vont  reconstruire l’école primaire délabrée de Saint Philips Ogidi, lieu où Achebe a fait ses études primaires.

Voici en vidéo une brève allocution des deux Présidents, Goodluck Jonathan et John Mahama, durant les obsèques à Ogidi.

Lire la suite
Article : Ghana : Regard des USA sur la gestion du contentieux électoral
Ghana+
0
15 mai 2013

Ghana : Regard des USA sur la gestion du contentieux électoral

Débat à la Cour Suprême ghanéenne
Débat à la Cour Suprême ghanéenne

L’examen du contentieux électoral issu de la présidentielle de décembre 2012 au Ghana par la Cour Suprême suscite une réaction de la part des Etats Unis de l’Amérique (USA).

En s’exprimant sur cette affaire qui est pendante devant la Haute Cour avec nos confrères de l’agence de presse gouvernementale (GNA) le vendredi dernier à Washington, Michael Pelletier, le secrétaire américain adjoint en charge de la diplomatie et des affaires africaines au Département d’État a déclaré que « cela montre que les institutions travaillent au Ghana et que les gens ont confiance dans les institutions ».

Il a par ailleurs ajouté que les États-Unis sont satisfaits de la situation politique en cours au Ghana en ce qui concerne la contestation des résultats de la présidentielle décembre 2012 devant la justice.

Peu avant le début de l’examen de cette affaire par la justice ghanéenne, certains experts ont avancé que cette affaire pourrait affecter la confiance des investisseurs au Ghana. Mais pour sa part, le diplomate américain a déclaré que l’action des plaignants n’a pas affecté les relations entre l’Amérique et le Ghana et que de toute façon cet événement n’a pas porté  atteinte à l’intégrité du Ghana auprès des investisseurs de la communauté aux États-Unis.

En faisant recours aux lois qui régissent le Ghana, Pelletier a fait savoir que «vous avez les lois et les règles et que vous êtes en train de suivre pour résoudre vos différends ».

A l’origine de cette affaire, Nana Akufo-Addo, le candidat du Nouveau Parti Patriotique (NPP) à la présidentielle 2012, Mahamudu Bawumia le candidat de ce parti à la vice-présidence et Jake Obetsebi Lamptey, le président national du NPP, ont rejeté la victoire du Président John Mahama proclamée par la Commission Electorale. Ils ont de ce fait saisi la Cour suprême pour qu’elle invalide les résultats du vote pour causes de fraudes d’irrégularités.

Rappelons que  lors de sa visite en juillet 2009 au Ghana, Barak Obama, le Président américain avait dans son tout premier discours sur le sol africain devant le parlement ghanéen déclaré que « l’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, elle a besoin d’institutions fortes ».  Il a ajouté que l’histoire est du côté des africains courageux et non pas de ceux qui font des coups d’Etat ou changent les constitutions pour se maintenir au pouvoir.

Lire la suite
Article : Ghana : Pourquoi le concept ghanéen risque de devenir une bombe à retardement ?
Ghana+
3
10 mai 2013

Ghana : Pourquoi le concept ghanéen risque de devenir une bombe à retardement ?

Des ghanéens durant les obsèques de John Atta Mills
Des ghanéens durant les obsèques de John Atta Mills

Si certains pays africains souffrent d’une certaine désunion à cause du fait qu’à un moment de l’histoire certains citoyens ont taxé d’autres d’être des étrangers, au Ghana, la tendance quoique dormante dans certains esprits nationalistes‘‘extrémistes’’, elle n’hésite pas à faire surface de temps en temps.

En mi-avril dernier, devant la commission d’approbation des candidats désignes par le Président John Mahama pour devenir des ministres de la République, Jospeh Yammin, le vice-ministre désigné pour le poste de la Jeunesse et des Sports a réfuté les allégations selon lesquelles il n’est pas un ghanéen.

En prenant lui-même sa défense dravant la commission d’audition à l’Assemblée le 15 avril dernier, Yammin a affirmé qu’il est un ghanéen et qu’il n’a jamais prêté allégeance à aucun autre pays.

De ce qui l’a blessé dans le passé, le nouveau vice-ministre de la Jeunesse et des Sports dans l’administration du Président Mahama a révélé ce qui a brisé son rêve lointain  de devenir un soldat dans les Forces Armées Ghanéennes (GAF).

Il a expliqué avoir échoué à deux reprises quand il a essayé de s’enrôler dans l’Armée de l’air. Pour tout motif justifiant ces deux échecs, Yammin ajoutera qu’il était soupçonné d’être un étranger à cause de la couleur de sa peau claire.

Jospeh Yammin, le vice-ministre ghanéen de la Jeunesse et des Sports
Jospeh Yammin, le vice-ministre ghanéen de la Jeunesse et des Sports

En apportant plus d’éclaircissement sur cette affaire, le natif de Kumasi, la capitale de la région Ashanti (centre Ghana) a rappelé qu’un officier militaire l’avait d’abord comparé à l’ancien Président ghanéen Jerry Rawlings, un lieutenant de l’air à la retraite qui a aussi la peau claire avant de lui faire savoir que n’était pas de la même manière que Rawlings a commencé. Ajoutons qu’en début d’année, c’était Kofi Adams, le porte parole de Rawlings qui avait été accusé de n’être pas un ghanéen mais plutôt un togolais.

Si ces deux cas pris comme un échantillon pour illustrer ce que certains ghanéens subissent dans le silence, il est à remarquer que cette tendance à vouloir à tort ou à travers du jour au lendemain denier la nationalité ghanéenne à des gens qui donnent le meilleur d’eux même au pays, frustrent ceux qui n’ont pas de voix autorisée pour dénoncer ce qu’ils subissent comme des injustices de la part de certains de leurs concitoyens.

Eu égardà ce constat, nous en voulons pour preuves la communauté ghanéenne Ewe dont une partie se retrouve au Togo voisin à cause du partage colonial par une frontière artificielle entre les deux pays. Si des personnes portant des noms à consonances Ewe au moindre défaut ou faux pas ne sont pas certaines fois taxées d’être des togolais, d’autre fois ils sont moins considéréeset vilipendées à ce titre.

En somme ce ‘‘concept ghanéen’’ que nous sommes tenté de qualifier de dangereux pour l’avenir du Ghana, ce pays qui est perçu dans le monde comme un modèle de réussite socio-démocratique en Afrique comporte en lui-même des germes de divisions et de chaos.

A l’heure où nous sommes arrivés, il serait dommage que certains jouent sur la fibre nationaliste pour exclure d’autres qui ont pourtant donné le meilleur d’eux même tant pour l’édification que pour l’essor du Ghana. Sous quels cieux les citoyens qui indexent d’autres d’être des étrangers voudront que ces derniersaillent faire leur vie, donnent libre cours à leur génie créateur s’ils n’ont qu’une seule partie ?

Si la démocratie ghanéenne est aujourd’hui sur de bons rails et que les institutions républicaines suivent ce pas en se consolidant, il va falloir que la fraternité nationale prenne le dessus sur les élans de divisions, source de décadence.

Lire la suite
Article : Ghana : Une féticheuse ‘‘s’exile’’ dans un commissariat de Police
Accra direct
6
9 mai 2013

Ghana : Une féticheuse ‘‘s’exile’’ dans un commissariat de Police

Une jeune adepte du culte traditionnel
Une jeune adepte du culte traditionnel (Archive)

Renoncer aux dieux de ses ancêtres en Afrique peut s’avérer être parfois un crime pour des tenants et conservateurs des pratiques traditionnelles.

Pour avoir décidé de ne plus rester au couvent mais de se convertir au christianisme, une jeune fille ghanéenne de quinze ans environ qui prétend que son père menace de la tuer si elle renonce aux pouvoirs des fétiches a été placée au siège de l’unité de la lutte contre la Violence Familiale et d’Aide aux Victimes (DOVVSU), sise dans un commissariat de Police à Accra.

En racontant sa mésaventure le 29 avril dernier sur une radio de la capitale ghanéenne, Accra, la jeune féticheuse a révélé qu’elle a été initiée au service du dieu Abu Kwabena à Bechem Nkwanta, une localité située sur la route de Kumasi en allant vers le nord Ghana. Depuis l’âge de neuf ans, la jeune fille a déclaré n’avoir de cesse rendu ses services à ce dieu pendant six années consécutives.

Étant devenue un peu mature, elle dit avoir fait le choix de sa croyance religieuse en s’adonnant au christianisme, une décision qui implique qu’elle s’est détournée du dieu qu’elle servait auparavant et qui menace de la tuer si jamais elle renonce de le suivre.

Outre sa conversion au christianisme, l’ex jeune féticheuse a également une ambition qui lui tient à cœur. Elle a révélé vouloir renouer avec les bancs de l’école pour devenir plus tard une actrice.

Appelé à témoin, Agya Amoah, un oncle de la jeune fille a non seulement confirmé les menaces qui pèsent sur la vie de l’ex jeune féticheuse mais a aussi  révélé d’autres angles qui laisseront le soin à la Police d’investiguer sur le fond de l’affaire.

En parlant de sa renonciation du dieu traditionnel, l’oncle a déclaré que la fille a décidé de couper ses cheveux qui étaient dédiés et qu’en représailles le salon de coiffure en question a été endommagé et la propriétaire a du mal à le restaurer.

Cependant, il a noté que sa nièce avant de trouver refuge dans les locaux de la DOVVSU à Accra, elle a répété le même scénario au commissariat de Police de Kumasi ou un arrangement a été convenu avec la famille pour qu’elle soit hébergée par un pasteur.

Lire la suite
02. mai
2013
Ghana+
0

Ghana : Fête du 1er mai : John Mahama soumet ses doléances aux travailleurs

John Mahama
John Mahama, le Président ghanéen 

A la faveur des activités ayant marqué la célébration de la fête du Travail 2013 au Ghana, outre les travailleurs qui ont adressé des messages aux autorités compétentes pour l’amélioration de leur condition de vie et de travail, le Président John Mahama a aussi soumis ses doléances à ses compatriotes travailleurs.

Avant l’intervention du Président Mahama, les syndicats des travailleurs ont organisé des défilés dans les différentes régions administratives du pays. Le summum des activités des activités a été marqué par un défilé national dans la ville de Takoradi.

Au stade d’Essipong dans la région de l’ouest Ghana où le Président a pris part au défilé, il a dans son allocution indiqué que les salaires que le gouvernement paie aux fonctionnaires sont tirés des impôts et des revenus des contribuables.

Pour que le gouvernement continue d’honorer son engagement envers les salariés, Mahama a déclaré que «j’exhorte les syndicats à se joindre à nous en tant que partenaires dans l’augmentation de la collecte d’impôts et de nous aider à accroître les recettes » fiscales de l’Etat. Afin de continuer par verser des salaires consistants aux travailleurs, le Président a laissé entendre que quand les revenus sont élevés « nous pouvons vous payer de bons salaires » qui répondront aux attentes des ayants droits.

Outre cet appel à tous pour payer leurs impôts, le Président Mahama rappelé aux syndicalistes que la grève est le « dernier recours absolu et par conséquent ils ne doivent s’en servir comme le premier recours ». La grève dira-t-il est une arme pour laquelle « nous devons recourir lorsque toutes les tentatives de dialogues ont échoué ».

En faisant une parallèle d’avec la grève des médecins et celle des pharmaciens qui secouent et paralysent actuellement les hôpitaux et centres de santé publics du pays, le Président a fait remarquer que ces deux corps ont arrêté le travail à cause du retard dans le paiement de leurs salaires et des primes mais aussi à cause de leur alignement sur la nouvelle grille salariale unique.

Enfin rappelons que la grève des médecins des secteurs publics est entrée dans sa quatrième semaine avec une radicalisation qui passe par l’arrêt des soins d’urgence aux patients.  Des appels ont été lancés aux grévistes à lever leur mot d’ordre en attendant que les négociations se poursuivent mais ces derniers visiblement très déterminés ne veulent pas reculer tant que leurs doléances ne seront pas prises en compte.

En dernière nouvelle, nous apprenons qu’en vertu d’un accord bilatéral qui existe entre le Ghana et le Cuba, pendant que  250 étudiants ghanéens en médecine sont envoyés au Cuba pour se former, 300 médecins cubains sont arrivés au Ghana pour prester main forte à leurs collègues sur place. Seulement cette mesure n’est pas la bienvenue chez certains leaders de l’Association Médicale du Ghana (GMA) qui ont lancé la grève. Ces leaders pensent que les autorités ghanéennes ont fait venir les cubains pour saboter leur grève un point de vue que ne partage pas le gouvernement ghanéen. 

Lire la suite
« »
  • 1
  • …
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • 11
  • …
  • 13
Les News du Ghana pour le Monde

Auteur·e

L'auteur: Carlos Amevor
Passionné des médias, suis à cheval entre le Ghana-Togo. Je me propose de vous connecter au Ghana, un pays anglophone de l'Afrique de l'Ouest. Allons à sa découverte ...

Populaires

Ghana : L’acteur John Dumelo précise « l’heure » du mariage
25 janvier 2015
Article : Ghana : Bruits de coup d’Etat : La démocratie ghanéenne va-t-elle s’effondrer ?
Ghana : Bruits de coup d’Etat : La démocratie ghanéenne va-t-elle s’effondrer ?
19 avril 2013
Article : Ghana : Une féticheuse ‘‘s’exile’’ dans un commissariat de Police
Ghana : Une féticheuse ‘‘s’exile’’ dans un commissariat de Police
9 mai 2013
Football : Les Black Stars du Ghana enregistrent deux nouveaux renforts
23 août 2013
Eclipse solaire : Le Ghana se prépare pour le rendez-vous historique du 3 novembre
30 octobre 2013
Afrique : Romano Prodi prône une démocratie à l’africaine
21 octobre 2013
Togo : Des clivages ethniques nord-sud s’écroulent à un enterrement
16 juin 2013
Article : Ghana : des étudiants ghanéens fêtent la francophonie à l’Université de Legon
Ghana : des étudiants ghanéens fêtent la francophonie à l’Université de Legon
22 mars 2013
Article : Ghana : Pourquoi le concept ghanéen risque de devenir une bombe à retardement ?
Ghana : Pourquoi le concept ghanéen risque de devenir une bombe à retardement ?
10 mai 2013
Article : Ghana :  Blogcamp 2013 : Les bloggueurs ghanéens sont allés au ‘‘front’’
Ghana : Blogcamp 2013 : Les bloggueurs ghanéens sont allés au ‘‘front’’
25 mars 2013
ghana.mondoblog.org © 2026
-
BLOG DU RÉSEAU MONDOBLOG
Mentions légales Centre de préférences
202