Ghana : Une féticheuse ‘‘s’exile’’ dans un commissariat de Police

Une jeune adepte du culte traditionnel

Une jeune adepte du culte traditionnel (Archive)

Renoncer aux dieux de ses ancêtres en Afrique peut s’avérer être parfois un crime pour des tenants et conservateurs des pratiques traditionnelles.

Pour avoir décidé de ne plus rester au couvent mais de se convertir au christianisme, une jeune fille ghanéenne de quinze ans environ qui prétend que son père menace de la tuer si elle renonce aux pouvoirs des fétiches a été placée au siège de l’unité de la lutte contre la Violence Familiale et d’Aide aux Victimes (DOVVSU), sise dans un commissariat de Police à Accra.

En racontant sa mésaventure le 29 avril dernier sur une radio de la capitale ghanéenne, Accra, la jeune féticheuse a révélé qu’elle a été initiée au service du dieu Abu Kwabena à Bechem Nkwanta, une localité située sur la route de Kumasi en allant vers le nord Ghana. Depuis l’âge de neuf ans, la jeune fille a déclaré n’avoir de cesse rendu ses services à ce dieu pendant six années consécutives.

Étant devenue un peu mature, elle dit avoir fait le choix de sa croyance religieuse en s’adonnant au christianisme, une décision qui implique qu’elle s’est détournée du dieu qu’elle servait auparavant et qui menace de la tuer si jamais elle renonce de le suivre.

Outre sa conversion au christianisme, l’ex jeune féticheuse a également une ambition qui lui tient à cœur. Elle a révélé vouloir renouer avec les bancs de l’école pour devenir plus tard une actrice.

Appelé à témoin, Agya Amoah, un oncle de la jeune fille a non seulement confirmé les menaces qui pèsent sur la vie de l’ex jeune féticheuse mais a aussi  révélé d’autres angles qui laisseront le soin à la Police d’investiguer sur le fond de l’affaire.

En parlant de sa renonciation du dieu traditionnel, l’oncle a déclaré que la fille a décidé de couper ses cheveux qui étaient dédiés et qu’en représailles le salon de coiffure en question a été endommagé et la propriétaire a du mal à le restaurer.

Cependant, il a noté que sa nièce avant de trouver refuge dans les locaux de la DOVVSU à Accra, elle a répété le même scénario au commissariat de Police de Kumasi ou un arrangement a été convenu avec la famille pour qu’elle soit hébergée par un pasteur.

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