La Russie; une arme dissuasive des Africains contre l’Occident

Yoweri Museveni (ph), le Président ougandais

Yoweri Museveni (ph), le président ougandais

La récente vague de contestation contre la pratique homosexuelle en Afrique et plus particulièrement en Ouganda a fait ressortir une menace ingénieuse chez certains dirigeants africains.

Si la promulgation de la loi anti-homosexuelle a suscité des ruptures d’aides de la part de certains pays occidentaux, l’Ouganda qui s’est vu être la victime de ces mesures privatives a aussi haussé le ton.

Pour être clair sur cette affaire, l’Ouganda laissé entendre que si l’Occident mettait ses restrictions à jour, il se tournera vers l’Est.

Le constat aujourd’hui est que des dirigeants africains sont unanimes à prendre position contre la Cour pénale internationale (CPI). Si pour sa part l’Occident condamne les violations des droits de l’homme, les fraudes électorales et la corruption sur le continent noir, les supposés auteurs indexés ont une seule réponse qui revient comme un refrain envers la communauté internationale « nous nous tournerons vers l’Est ».

Face aux menaces de la CPI et du président américain, Barack Obama, les présidents kényan et ougandais respectivement Uhuru Kenyatta et Yoweri Museveni avaient dénoncé un certain impérialisme et le désir de coopérer avec la Russie.

Devant cette volonté ou menace de changer de partenaires, il est rare d’entendre des décideurs africains proclamer haut et fort que si des pays de l’Occident leur coupent les aides ils se tourneront vers un pays africain pour se développer.

Le fait de vouloir coopérer avec l’Occident ou avec la Russie met à mal la consolidation de l’Union africaine (UA) et révèle le peu d’intérêt que des leaders africains accordent à l’institution continentale. A ce rythme, il y a lieu de se demander si l’Afrique est réellement indépendante ou pourra un jour compter sur ses propres forces et potentialités pour se développer.

En plus de cette attitude qui rend le continent toujours dépendant de l’Occident, de la Russie ou de la Chine, on note que la mode chez la majorité des dirigeants africains est de s’envoler vers l’Occident pour se faire soigner en cas d’ennui de santé.

En somme, le repositionnement stratégique des dirigeants africains qui se font coincer par l’Occident et leur négligence du secteur sanitaire en Afrique pose des sérieux problèmes au développement du continent.

Et si demain, la Russie ou la Chine pour une raison ou une autre arrivent à prendre une décision quelconque qui n’ira pas dans l’intérêt dans pays africains, vers quelle destination se tourneront les dirigeants africains ?

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