Ghana : bataille contre les OGM dans les rues d’Accra

Vue partielle des manifestants (ph)

Vue partielle des manifestants (ph)

Les rues d’Accra, la capitale ghanéenne, et surtout le centre des Arts ont connu le 28 janvier 2014 une démonstration de la Coalition des droits des agriculteurs pour prévenir les autorités contre l’introduction des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans le pays.

La Coalition à laquelle s’est jointe Samia Nkrumah, la présidente du parti d’opposition CPP (Parti du peuple de la convention), a demandé au Parlement ghanéen de ne pas faire passer la loi permettant l’accès des OGM au Ghana.

Les anti-OGM ont défilé le 28  janvier dans les rues de la capitale encadrés par la police. Les manifestants étaient vêtus de rouge pour certains ou de rubans rouges attachés au bras pour d’autres. Sur les pancartes qu’ils portaient on pouvait lire entre autres « Interdiction des OGM », « OGM va loin », les « OGM sont un poison » …les « OGM rendront les agriculteurs ghanéens pauvres ».

Au Centre des Arts, l’appel lancé par Duke Tagoe, le vice-président de Food Sovereignty Ghana (FSG) une organisation de la société civile au Ghana a été clair : « Nous ne voulons pas des OGM au Ghana, notre survie en dépend ! ».

En prenant la parole à la suite du vice-président du FSG, Samia Nkrumah qui a aussi participé à la marche a déclaré que l’adoption de la loi sur les OGM par le Parlement va mettre les agriculteurs au chômage, mais aussi accroître le taux de chômage dans le pays. Elle a en outre encouragé ses compatriotes quelles que soit leur appartenance politique à se joindre aux campagnes à venir pour s’opposer contre la loi.

Les manifestants se sont ensuite dirigés vers James Town, une banlieue d’Accra, pour rencontrer les chefs de la communauté Sakumo We qui ont soutenu l’initiative de la Coalition qui s’oppose aux OGM. Les chefs de Sakumo We ont  invité les députés  à entendre le message de leurs mandants et à ne pas passer outre.

Ajoutons qu’en marge de cette manifestation, les députés ghanéens qui se sont réunis pour étudier le projet de la loi controversé se sont montrés attentifs.

Edward Doe Adjaho, le président du Parlement ghanéen a suspendu les discussions portant sur ce sujet afin de permettre une évaluation complète du texte.

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