Ghana : Regard des USA sur la gestion du contentieux électoral

Débat à la Cour Suprême ghanéenne

Débat à la Cour Suprême ghanéenne

L’examen du contentieux électoral issu de la présidentielle de décembre 2012 au Ghana par la Cour Suprême suscite une réaction de la part des Etats Unis de l’Amérique (USA).

En s’exprimant sur cette affaire qui est pendante devant la Haute Cour avec nos confrères de l’agence de presse gouvernementale (GNA) le vendredi dernier à Washington, Michael Pelletier, le secrétaire américain adjoint en charge de la diplomatie et des affaires africaines au Département d’État a déclaré que « cela montre que les institutions travaillent au Ghana et que les gens ont confiance dans les institutions ».

Il a par ailleurs ajouté que les États-Unis sont satisfaits de la situation politique en cours au Ghana en ce qui concerne la contestation des résultats de la présidentielle décembre 2012 devant la justice.

Peu avant le début de l’examen de cette affaire par la justice ghanéenne, certains experts ont avancé que cette affaire pourrait affecter la confiance des investisseurs au Ghana. Mais pour sa part, le diplomate américain a déclaré que l’action des plaignants n’a pas affecté les relations entre l’Amérique et le Ghana et que de toute façon cet événement n’a pas porté  atteinte à l’intégrité du Ghana auprès des investisseurs de la communauté aux États-Unis.

En faisant recours aux lois qui régissent le Ghana, Pelletier a fait savoir que «vous avez les lois et les règles et que vous êtes en train de suivre pour résoudre vos différends ».

A l’origine de cette affaire, Nana Akufo-Addo, le candidat du Nouveau Parti Patriotique (NPP) à la présidentielle 2012, Mahamudu Bawumia le candidat de ce parti à la vice-présidence et Jake Obetsebi Lamptey, le président national du NPP, ont rejeté la victoire du Président John Mahama proclamée par la Commission Electorale. Ils ont de ce fait saisi la Cour suprême pour qu’elle invalide les résultats du vote pour causes de fraudes d’irrégularités.

Rappelons que  lors de sa visite en juillet 2009 au Ghana, Barak Obama, le Président américain avait dans son tout premier discours sur le sol africain devant le parlement ghanéen déclaré que « l’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, elle a besoin d’institutions fortes ».  Il a ajouté que l’histoire est du côté des africains courageux et non pas de ceux qui font des coups d’Etat ou changent les constitutions pour se maintenir au pouvoir.

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